revue de presse
La semaine dernière « les agences publicitaires ont été secouées par la valse des dirigeants ». Pour reprendre le titre de l’article dans le journal « Le Monde ».
Le président de TBWA Paris et sa directrice du planning stratégique ont quitté leurs fonctions le 31octobre. En effet, Arthur Sadoun patron de TBWA Paris était resté fidèle à cette agence depuis le début de sa carrière. Il avait gravi très vite les échelons et était devenu le PDG de l’agence publicitaire TBWA Paris en 2003. Il emmène avec lui Valérie Hénaff. (directrice du planning stratégique)
Nicolas Bordas, patron du groupe TBWA en France a précisé dans un communiqué qu’il remplacerait M Sadoun en attendant la nouvelle configuration de l’agence, qui devrait être donné avant noël.
Ses départs se font à l’heure ou le groupe Publicis pourrait dévoiler sa nouvelle équipe de direction en France, après les départs, le 9octobre dernier de christophe Lambert et des deux patrons de l'agence Marcel, Fred et Farid. Ceux ci avaient dévoilés le projet d’une nouvelle agence FFL (Fred, Farid, Lambert) soutenue par le groupe Bolloré, premier actionnaire d’Havas, l’éternel rival de Publicis.
Au delà de l’épisode Publicis, d’autres transferts ont eu lieu ces dernières semaines. Le groupe Mccan France a décidé de renforcer son pole publicitaire en recrutant une équipe de 5 personnes. A la tête Elie Ohayon jusqu’alors directeur général de BETC Euro RSCG.
Stratégies et Le Monde
En Bref :
Actualité Internet
Selon les échos, Microsoft mène une course de vitesse
contre Google sur le marché français...
L’éditeur américain Microsoft a annoncé la disponibilité sur le marché
français de son service en ligne pour les petites entreprises, Office Live,
pour le 15 novembre. Ce service propose aux PME un ensemble d’outils
leur permettant d’établir une présence sur Internet (nom de domaine, site,
adresses de messagerie…).
Plus rapide, Google a dévoilé le 1er novembre la
version française de son service baptisé « Google Apps for your domain »,
incluant messagerie électronique et instantanée, agenda et outil de création
de pages web. Selon Microsoft, sur les 1,5 million de PME et TPE
françaises qui sont connectées à Internet, seules 27 % disposent d’un site
dédié. De quoi susciter la convoitise des deux géants.
Selon le « Financial Times », Eric Schmidt, le PDG du moteur de
recherche Google, multiplie actuellement les rendez-vous avec les
grands noms des médias américains comme CBS, Viacom, Time
Warner, NBC Universal ou News Corp. afin de leur offrir des
dizaines de millions de dollars de dédommagement au titre des
infractions sur les droits de diffusion de leurs vidéos sur le site
d’échange YouTube.
But de ces démarches : éviter que les majors de
la vidéo ne partent en guerre contre l’échange illégal de vidéo sur
YouTube comme les majors de la musique l’avaient fait sur Napster,
ce qui avait conduit à la fermeture de ce site d’échange peer-to-peer.
Google veut absolument éviter que YouTube, ne subisse le même sort.
Google pourrait offrir une centaine de millions de dollars pour
licencier les contenus des majors du cinéma et de la télévision sur
une période de deux ans.
Après le rachat de YouTube le moteur de recherche Google s’est offert une
autre start-up, JotSpot, une société californienne spécialisée dans
l’élaboration de pages Internet collaboratives. Les détails de la
transaction n’ont pas été précisés. La start-up de Palo Alto, qui
emploie 27 salariés, réalise des logiciels dits « wiki », tels que des
traitements de texte, des calendriers, des tableurs qui, au lieu d’être
installés sur un ordinateur personnel, sont accessibles directement sur
la Toile. Le terme « wiki », d’origine hawaïenne, désigne aussi un
mode de gestion des sites rendant les pages Internet librement
modifiables par les visiteurs autorisés.
Actualité de la presse
« Le monde »,
François Bonnet, qui était en charge pour « le monde » du projet de quotidien gratuit du matin qui doit être lancé par Vincent Bolloré a annoncé qu’il se retirait du projet, étant en désaccord sur la ligne électorale. A suivre.
« Libération »
Le plan de relance de «Libération» proposé par l’ancien directeur de la ré-
daction du«Monde», Edwy Plenel, et la Société civile des personnels de Libération(SCPL), peut-il trouver un financement en dix jours? C’est la question à laquelle devra répondre la banque Lazard.
Mandatée mi-juillet par le PDG du journal, Vittorio de Filippis,
pour trouver des investisseurs, celle-ci se retrouve face à une donne nouvelle.
Alors que, jusqu’à présent, la recherche d’investisseurs devait tenir compte d’une possible compatibilité avec le premier actionnaire de«Libé», Edouard de Rothschild, la difficulté est levée.
L’ancien banquier a fait savoir aux administrateurs qu’il ne financerait pas le projet d’Edwy Plenel et de la SCPL.
Présenté mi-octobre en interne, le projet d’Edwy Plenel table sur une refonte du journal papier, allégé de cinq ou six pages, jouant la carte de l’actualité chaude tout en renouant avec son identité de gauche. Il propose de renforcer le site Web en le faisant évoluer vers un modèle payant. Sur le plan financier, il prévoit 10 millions d’euros d’économies en 2007 grâce à une relance des ventes,
Une cinquantaine de départs volontaires, une réduction provisoire des salaires de 4%,etc.
Ce qui, en tenant compte de toutes ces composantes, conduirait à une perte en 2007 estimée à 2,3millions d’euros. L’enjeu des prochains jours sera de savoir si des candidats potentiels ne préféreront pas attendre la mise en redressement judiciaire, apparemment moins onéreuse.
Enfin, nous allons achever cette revue de presse par l’enquête du magazine stratégies. En effet, comment parler d’actualité de communication sans parler de campagne électorale. Le magazine stratégies consacre une double page sur les publicitaires dans la communication politique. Il ne faut pas oublier que des agences comme BBDO, Euro RSCG C&O, Optimus ou encore hémisphère droite suivent les campagnes électorales des candidats. Ce n’est pas pour cela qu’elle s’engage dans un parti ou un autre, puisque Euro RSCG par exemple soutient des candidats de gauche comme de droites dans différentes actions. Les personnes qui coach les politiques le font sur la base du volontariat, avec bien sur beaucoup d’avantage à la clé.